poésie béton…

ou poésie concrète? poésie publique?

trouvé sur rue Marconi, zonée ateliers d’artistes et artisans. les promoteurs immobiliers s’y sont déjà installés pour construire des «ateliers d’artistes pour tous». petit hic, les artistes ont rarement à investir «de 175 000$ à 240 000$ pour des logements sans cloison de 900 à 1300 pieds carrés»… sculpteurs s’abstenir… l’article continue:

Dans la résolution du 7 juin 2004 du conseil d’arrondissement concernant la transformation de cet immeuble, il est spécifié que «les locataires ou les acheteurs éventuels devront obtenir un permis d’occupation de la Ville pour leur atelier et l’aménagement de celui-ci devra être conforme aux exigences réglementaires».

La Ville entend-elle s’assurer du respect de la réglementation? Probablement pas, avoue M. Purcell. «C’est une obligation qui n’a pas de muscles. De toute façon, le secteur est délabré et le bâtiment était vacant depuis des années. On ne pouvait se permettre de refuser cet investissement», admet-il.

Donc, on ferme les yeux dans l’espoir de revitaliser le secteur. Cependant, M. Purcell prévient les futurs acheteurs qu’en habitant dans un atelier d’artiste, ils payeront davantage de taxes municipales. De plus, s’ils ne sont pas artistes, les occupants s’exposent à des poursuites judiciaires qui pourraient les forcer à quitter leur logement. Un acheteur averti en vaut deux!

les nouveaux fantômes

autrefois, la publicité peinte sur les bâtiments s’effaçait avec le temps et les intempéries climatiques. aujourd’hui, les enseignes lumineuses ne s’effacent pas. elles cassent, leurs ampoules brûlent, elles se font remplacer. mais pour tout effacer, il faut les grands moyens: la paire de pinces! voici quelques exemples de fantômes récents, de compagnies, d’usines qui ont fermé leurs portes et qui ont tenté de disparaître.

Benito Mussolini bien vivant à Montréal

«c’est un personnage qui a fait des choses pas correctes» plusieurs touristes demandent à la dame chargée des visites ce que fait dans la fresque de l’Église Notre-Dame-de-la-défense l’ancien chef de l’État italien Benito Mussolini. cette église est reconnue «Lieu historique national du Canada en l’an 2002» selon le site de parcs Canada.

doit-on ou non effacer l’histoire? ou au contraire, ne doit-on pas raconter justement cette histoire, profiter des traces laissées dans le passé pour l’expliquer? ce qui me dérange le plus, ce n’est pas Mussolini sur le mur d’une église à Montréal, c’est l’absence d’une médiation juste autour de la présence du fondateur du fascisme et dictateur italien.

Madonna della difesa
Madonna della difesa - Montréal
Mussolini à Notre-Dame-de-la-défense
Mussolini à Notre-Dame-de-la-défense

quelques textes:

IL DUCE À MONTRÉAL. La communauté italienne et le fascisme de Estelle PUIG
dans Quartier Libre vol 11, no 7

Mussolini à Montréal dans GrandQuebec.com

la page du site internet de parc Canada néglige de mentionner la présence de Benito Mussolini sur les murs de la célèbre église