Manu Dibango

Manu Dibango a découvert le jazz en France dans les années 50. l’amérique du nord a découvert Manu Dibango dans les années 1970 alors que l’artiste camerounais débarquait avec «Soul Makossa», véritable tremblement de terre pour la musique danse. cette chanson allait présenter une toute autre possibilité d’allier funk, jazz et musiques camerounaises. biographie sur wikipedia. site officiel de l’artiste.


dans les années 1980, Manu Dibango a poursuivi Michael Jackson devant tribunal pour partage des droits de sa chanson «Soul Makossa» qui aurait été utilisée dans une pièce du cadet Jackson («Wanna be starting somethin’» de l’album Thriller, l’album le plus vendu de tous les temps: 55 millions de copies). une décision avait été rendue. des détails ici et d’autres détails là.

cependant, l’histoire devient intéressante: Michael Jackson a permis à une autre chanteuse d’utiliser un échantillon de cette chanson. donc, c’est ce dernier qui percevait les droits d’auteur sur une chanson dont il partageait les droits avec monsieur Dibango. Manu contre-attaque. le 17 février est rendue une décision: L’ordonnance en référé rendu ce jour a rejeté  ma demande de mise en réserve à la Sacem des droits d’auteur  que M. Michael Jackson perçoit en France sur l’oeuvre “Don’t Stop The Music” interprétée par Rihanna . Mais l’affaire n’est pas encore jugée sur le fond et les plaidoiries des avocats des maisons de disques s’étaleront de mai à septembre 2009. Une décision sur le fond est donc attendue  pour la fin de l’année 2009. Parallèlement  aux actions en France, j’assignerai dans les semaines qui viennent tous les protagonistes basés aux USA. Je vous remercie tous pour votre soutien sans faille.” comme l’histoire n’est pas terminée, vous pourrez suivre le blogue de l’artiste

Ferdinand Joseph Lamothe dit Jelly Roll Morton (1885 ou 1890 – 1941)

«D’origine créole et française, de son vrai nom selon le professeur Lawrence Gushee, Ferdinand Joseph Lamothe, son beau-père s’appelait Mouton d’où Morton. Le « Jelly roll » qui a donné son surnom est un gateau roulé et serait une boutade à connotation sexuelle. Jelly Roll Morton, entre 1922 et 1930 a fait plus que quiconque pour mettre en branle ce qu’on allait appeler, après les improvisations collectives de King Oliver et un peu avant les éblouissants soli de Louis Armstrong, le jazz.» Wikipédia

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«inventor of jazz», «originator of stomp and swing», «world’s greatest hot tune writer».

Il joue un rôle (fictif) dans Novecento: Pianiste d’Alessandro Baricco.

Je l’ai entendu pour la première fois sur une des cassettes de mon père. Une compilation sur les débuts du jazz, avec Scott Joplin, etc. Vive les cassettes en passant, ce n’est pas une technologie qui s’effrite. Elle s’est d’ailleurs améliorée depuis les années 70…

Au milieu des années 90, j’ai utilisé une pièce de Jelly Roll Morton pour une annonce à la télévision. Le copywrite est échu… Quelle atmosphère une telle pièce donnait à une vidéo publicitaire de 29 secondes!

<a href="http://youtube.com/watch?v=YJ78AWuXXNo">http://youtube.com/watch?v=YJ78AWuXXNo</a>

La pièce que je vous présente ce soir, je dirais qu’elle était une expérimentation à l’époque où elle a été enregistrée, car elle ne sonne comme aucune autre. Elle s’intitule «Futuristic Blues»… Je dirais même qu’elle se rapproche davantage du mouvement trip hop des années 90 que du rag time (ragtime) des années 20. À vous de juger. Petit bonbon: ici vous trouverez un grand nombre de pièces de Jelly Roll en realplayer.

<a href="http://youtube.com/watch?v=59LHCUtTfCM">http://youtube.com/watch?v=59LHCUtTfCM</a>

On écoute «Futuristic Blues»! (1929) de Jelly Roll Morton, né à la Nouvelle Orléans, en Lousiane.

[audio:http://www.sulago.ca/wp-content/images/2008/02/Futuristic_Blues.mp3|titles=Futuristic Blues]