nouvelle galerie extérieure à Ottawa

je suis fasciné d’une part par les nouvelles galeries d’arts visuels qui fleurissent un peu partout. espaces non-dédiés à l’art, endroits non-propices, sites surprenants, lieux tellement évident qu’on ne les remarque plus.

d’autre part, j’observe dans les villes les diverses façons d’ôter les graffitis non-désirés. à Montréal j’ai vu le produit chimique qu’on laisse mariner une demi-heure sur le graffiti avant qu’on l’arrose au jet d’eau puissant. j’ai aussi remarqué la technique du jet de sable (ou de la vitre effritée) qui râpe la surface du mur pour en enlever une mince couche (efficace sur le béton et le plâtre). la technique qui semble stimuler l’imaginaire est celle que j’ai retrouvée à Ottawa: la peinture pour contrer la peinture. le rouleau de peinture sur le tag ou le graffiti. un recouvrement qui devient un remplacement.

puis-je réellement nommer ces espaces accidentels des galeries? même si la volonté initiale est de recouvrir des élans créatifs (ou de cacher les marques territoriales), puis-je nommer ces espaces de non-création, des galeries d’art? je tenterais de l’affirmer. les œuvres accidentellement créés (accidentellement?) ressemblent partiellement à l’art minimaliste du milieu du siècle dernier (Kasimir Malevitch?). qui dit également que les employés de la ville (ou les sous-traitants de la ville) n’exercent pas de jugement esthétique dans le choix des couleurs et les formes créées?