moisson urbaine

le quotidien Globe and Mail rapportait dans un article le samedi 30 juillet qu’il y a un mouvement à Toronto pour ramasser les fruits murs lors de la saison des moissons. il est vrai que les villes (et les campagnes) regorgent d’aliments comestibles. soit d’anciens pommiers, des amélanchiers, des framboisiers, des vignes, des bleuets, des canneberges: il existe énormément d’arbres à fruits plantés autrefois. on peut aussi trouver des fruits et légumes qui poussent à l’état sauvage et qui pourraient en régaler plus d’un: champignons, oignons, ail, mûres, topinambour, baie de sureau, noisettes, épices de toutes sortes.

il n’est jamais trop tard pour choisir autre chose que les fruits et légumes importés qu nous servent la plupart des méga-épiceries. il est dommage de trouver des produits importés quand ils sont en saison chez soit. au Nouveau-Brunswick, on peu manger local: Transition Cocagne et Récolte de chez-nous.

la marijuana pour financer les budgets de la Californie

le Globe and Mail rapportait dans le Report on Business du samedi 31 octobre 2009, que l’État californien des États-Unis d’Amérique songeait à taxer la marijuana et possiblement à la légaliser.

«Governor Arnold Schwarzenegger says he welcomes the debate about legalizing marijuana as the state struggles to avoid insolvency. A recent poll shows 56 per cent of Californians want pot legalized. A major push is on to put the issue to statewide referendum next year. And yesterday, state lawmakers held an initial hearing into a proposed law to end California’s 96-year-old pot ban.» Barrie McKenna, The Globe and Mail

situation intéressante, car elle remet en cause toutes les anciennes lois aux États-Unis pour taxer les drogues et finalement pour les criminaliser. Marihuana Tax Act et Harrison Narcotics Tax Act.

intéressant revirement de situation ou plutôt reprise des débats qui avait menés à la criminalisation du chanvre en 1937 par l’interdiction de la marijuana. le chanvre est apparenté à la marijuana mais n’en a pas les propriétés «récréatives». le chanvre est davantage reconnu comme une plante miracle, qu’on peut utiliser à plusieurs fins. certains clament que la marijuana a été criminalisée pour que le chanvre le soit aussi, car ce dernier faisait compétition à plusieurs industries naissantes en Amérique du Nord au début du 20e siècle:

«Le chanvre connaît de multiples utilisations, telles les tissus, la construction, les cosmétiques, l’isolation phonique et thermique, la fabrication d’huiles, de cordages, de litières, l’utilisation sous forme de combustibles, en papeterie, pour l’alimentation humaine, l’alimentation animale, comme biocarburants, pour des usages médicamenteux, pour un usage récréatif ou comme matériaux composites en association avec des matières plastiques. La filière chanvre trouve un regain d’intérêt avec l’augmentation du prix du pétrole et la prise de conscience environnementale. Les pays européens et les collectivités locales de ces pays tentent ainsi de favoriser à nouveau la culture du chanvre.» Wikipédia

jardinage à la verticale

en cette journée d’élections au Canada, j’aimerais exposer des travaux récents qui découlent d’une collaboration entre une organisation sans but lucratif et un architecte. le «vertical gardening».

ce projet découle d’un besoin d’une superficie augmentée pour du jardinage en ville. on pourrait préciser aussi que ce projet découle d’une volonté de nourrir les plus pauvres, de diminuer les coûts de déplacement des aliments et d’autonomiser une communauté.

solution: utiliser les espaces verticaux. des murs, des clôtures.

vous pourrez lire les détails de ce projet sur le site web d’Architectural Record. L’article «Vertical Food Gardens Sprout in L.A.’s Skid Row» est rédigé par James Murdock.

ça vous donne des idées?

crack gardening

l’idée du crack gardening (jardinage entre les craques). parsemées sont les mentions dans Internet. une petite ici et ici au sujet du crevice gardening.

je m’explique: les espaces en ville sont de moins en moins nombreux et il arrive souvent d’avoir un terrain qui ne soit pas propice à accueillir un réel jardin.

il y a des interstices partout, des craques, des failles, des entre-deux, où poussent déjà de multiples plantes et herbes. pourquoi ne pas prévoir et encourager certaines plantes sur d’autres.

quelques exemples:

de la roquette pousse dans les craques du béton derrière le garage.

la roquette est comestible.

un autre exemple de jardinage dans les craques non-comestible):

sinon, quelques exemples de «jardins» sauvages, non contrôlés, non entretenus.