25
sept
2007
2

la ville . 3

ma chatte Poupoune se promène dans la ruelle. elle partage l’espace avec les autres bêtes (dont les humains et leurs voitures). Poupoune fait aussi partie d’une communauté de chats qui rôdent dans les alentours. ces chats chassent les oiseaux, les souris et, il faudrait que je confirme avec elle, les rats. la plupart du temps, ils ignorent écureuils, moufettes et probablement qu’ils se sauvent quand face à face avec un raton laver.

les chats nettoyent les quartiers infestés de souris. le quartier où j’habite était pendant longtemps l’hôte de manufactures de vêtements et de textiles. ces grands bâtiment se sont progressivement abondonnés au fur et à mesure que la production s’exportait vers d’autres villes canadiennes et internationales. l’herbe est haute dans certains endroits et le chemin de fer ne passe pas loin.

merci Poupoune de surveiller le secteur et de ramener à l’occasion de petits cadeaux vivants. sans le savoir, tu participes à la réhabilitation de quartiers.

23
sept
2007
2

Orchestre Sinza

aujourd’hui, je suis tombé sur un blogue de musiques africaines. au sein des pages du blogue sea never dry, j’ai trouvé cette interprétation de Il est né. Le groupe se nomme Orchestre Sinza et est originaire du Congo-Brazzaville.

La seule autre information que j’ai pu trouver sur ce groupe se trouve sur cette congopage, dans une entrevue avec Don Fadel.

« La soukous est née à Ouénzé avec l’orchestre Sinza. La personne qui popularisera ce rythme c’est Pamélo Mounka. Se promenant dans la nuit à Ouénzé, Pamélo entend jouer un orchestre au bar Vis à Vis. C’était Sinza Kotoko. Le rythme lui plaît. Il compose « Mama na mwana » sur ce tempo. Ca fait un grand succès. Mais Pamelo Mounka n’est qu’un médiateur. En vérité, la soukous est née en 1959 grâce à un musicien nommé Ibombon avec son groupe Air Mambo. Ibombon jouait dans un bar à côté du marché de Ouénzé. Comptable de son métier, Ibombon est affecté à Dolisie. Il décide alors de vendre son matériel aux jeunes musiciens de la rue Mouila qui venaient de créer Sinza Kotoko ( Mousse, Ya Gabi, Don Fadel…)
« Je vous laisse le matériel moyennant une modique somme, mais je vous laisse aussi un rythme. Exploitez-le. »
« Le conseil ne tombe pas dans les oreilles d’un sourd. Piere Mountouari compose la chanson Vévé et Ma Loukoula dont le swing a fait le tour de l’Afrique. La soukous est née de là » note Don Fadel.»

On voit sur cette page de l’encyclopédisque la pochette d’un 45 tours.

Il est né de l’Orchestre Sinza.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

16
sept
2007
2

Frank Cloutier

Un ami Charles m’a un jour prêté une collection de chansons et de musiques «folkloriques» des États-Unis. Ces enregistrements datent pour la plupart de 1928 à 1934, date où les techniques d’enregistrements se sont considérablement améliorées (l’invention du microphone électrique).

Anthology of American Folk Music a été édité et public en 1952 par Harry Smith, un cinéaste expérimental qui était aussi mélomane. Il a collectionné les 78 tours d’enregistrements qu’il considérait comme relevant d’un folklore américain. Des mélodies irlandaises aux gospels nègres, des lamentations cadjennes aux chansons hillbilly. Une belle collection pour les amateurs de old-time music.

Sur cette collection, un morceau m’a surpris. Je l’ai écouté à de nombreuses reprises, je l’ai même fait jouer lors de soirées où j’étais disque jockey. L’artiste avait un nom québécois, Frank Cloutier, et habitait à St-Paul au Minnesota. Une musique particulière. Tellement particulière qu’un internaute a fait des recherches sur l’origine de cette chanson, Moonshiner’s Dance Part One, et du Victoria Café où Frank Cloutier menait son orchestre.

Dans un essai Music, Moonshine, and Mahjong, Kurt Gegenhuber explique son intérêt pour Frank Cloutier. Il maintient également un blogue Celestial Monochord qui contient deux entrées associées à Frank Cloutier: page 1 et page 2.

Sur ce blogue, j’ai trouvé une brève bio: «According to the 1930 United States Census, Frank E. Cloutier, the St. Paul orchestra musician, was born in Massachusetts to a French-Canadian mother. His father was born in New York and, considering his surname, I imagine he had a French-Canadian background too (although many Cloutier’s immigrated from Ireland). Frank E. served in the military during World War I, and the census gives his age, in 1930, as 32. I haven’t been able to find Frank E. in any previous census — at least not with confidence.» Selon d’autres sites web, les Cloutier proviendraient de France et non pas d’Irlande…

Le Moonshiner’s Dance serait inspirée d’une pièce Over the Waves: «This song has been passed along by many individuals on its journey to Southern Illinois and beyond. Composed in 1891 by Juventino Rosas, a pureblooded Otomi Indian from Mexico, it was one of six pieces published under the title Sobre las Olas. To this day, « Over The Waves » is one of the most popular fiddle waltzes performed in the southern and southwestern United States.» Tirée du site Prairie.org

Écoutez cette pièce de Frank Cloutier and the Victoria Cafe Orchestra, le Moonshiner’s Dance Part One enregistrée en 1927.

Achetez ce bijou qu’est le Anthology of American Folk Music compilé par Harry Smith.

13
sept
2007
2

Idée du Nord 2

Pet-Kout-Koy-et
Concert pour une rivière * Concert for a River

OCT 5-2007
Friday- Vendredi
5pm to 11 pm /  17h à 23 h
Studio 7 Hundred ( 700 rue Main St. Moncton)

With / avec:
Jazz Generation
Isaac & Blewett with Les Païens
Idée du Nord
Syntax Error

Tickets $15  ($10 students/étudiants & membres Studio 7 Hundred)

En vente dès maintenant / On sale now at:
Joe Moka
Spin It Records
Billeterie/ticket office Loisirs socioculturel U de M
Riverkeeper office- bureau des Sentinelles (18 Botsford)

Come celebrate our recent victories and show your support for the River!
Venez célébrer nos récentes victoires et démontrer votre support pour la rivière!

www.petitcodiac.org

10
sept
2007
2

CANO (1975-1985)

quand j’habitais sur la rue Railway à Moncton, mon voisin d’en haut et moi partagions un amour pour la poésie, la culture acadienne, mais surtout pour la musique. deux mélomanes dans la cabane? heureusement que les maisons voisines n’étaient pas collées sur la nôtre.

un jour, Marc m’a fait écouter le disque Tous dans l’même bateau du groupe CANO. «le 1755 de l’Ontario.» j’avais surtout accroché sur Viens nous voir. Dimanche après-midi a fini par me rattraper, surtout qu’elle était souvent chantée en fin de soirée à La Nouvelle Scène à Ottawa, après les représentations théâtrales.

la Coopérative des artistes du Nouvel-Ontario a produit un groupe de musique, une galerie paralèlle, une compagnie de théâtre. les années 70 et 80 à Sudbury ont semblé bien productives. Patrice Desbiens, Robert Dickson, Robert Paquette, Brigitte Haentjens, Jean-Marc Dalpé.

CANO dans l’Encyclopédie canadienne Historia.

ProgQuébec avec une biographie substantielle sur le groupe.

Cano, notes sur une expérience collective, un film de l’ONF.

«La Coopérative des artistes du Nouvel-Ontario», dans l’Express de Toronto.

Voici quelques articles sur André Paiement, membre de CANO:

Ressources franco-ontariennes et Franco-identitaire.
Vous pouvez commander en ligne l’album Cano – Les meilleurs succès.

cano.jpg

écoutons Dimanche après-midi

06
sept
2007
2

la ville . 2

l’écureuil vient cacher des cacahouètes dans mon jardin. je sais que les froids arriveront bientôt et qu’il a besoin de faire des provisions. il mange mes tomates aussi. je crois que c’est lui.

mes chats font semblant de ne pas le voir et lui donne libre accès à la cour arrière. il arrive sur les fils électriques, longe la clôture (les barbelés sont partis, probablement avec la pluie et le vent…), il saute dans les plantes et cache sous leurs racines des peanuts. au printemps, des arbres d’arachides poussent dans le jardin.

il semble y a voir toute une faune dans mon quartier. à part la moufette du dernier post, j’ai aussi vu un énorme raton laveur, des lièvres… pas encore de chevreuils ou d’orignal. ça ne saurait tarder…

05
sept
2007
2

la ville . 1

une moufette est passée nous visiter samedi dernier. une belle petite moufette. elle semblait curieuse. peut-être se sent-elle envahie par ses nouveaux voisins.

depuis deux ans, le quartier où j’habite se développe. je ne crois pas qu’il était enveloppé… sauf que les batisses abondonnées, d’anciennes manifactures de textiles, se sont transformées en condo. je pense qu’il y a des anglophones qui y habitent: je les ai entendu crier à tue tête l’autre soir. une fête. j’habite dans un ancien quartier italien.

je n’ai rien contre la transformation de quartiers manifacturiers en quartiers résidentiels. je pense cependant que la transformation doit se faire un peu moins rapidement. et davantage en concertation avec le présent voisinage.

01
sept
2007
2

Clifton Chenier (1925-1987)

Ma tante Anne-Marie a ramené à mon père un cadeau de son voyage en Louisiane. C’était il y a presque 20 ans. Elle était allée avec on mari pour des vacances. Une occasion pour visiter les cousins cadjins. J’y suis allé à mon tour en 1992. J’y ai rencontré de la famille éloignée, j’ai entendu des accents familliers, et bien sûr j’ai été submergé par la musique. À cette époque, des liens se forgeaient entre l’Acadie du nord et celle du sud. C’était à la veille du premier Congrès mondial acadien qui se déroulerait en 1994 dans la région du sud-est du Nouveau-Brunswick.

Ma tante Anne-Marie avait ramené à mon père une cassette compilation de musique cadjienne et zydeco: Louisiana Cajun Classics. Beausoleil, Zachary Richard, les frères Balfa, etc. Une cassette que j’ai beaucoup écoutée, et que j’écoute toujours. J’ai le privilège d’avoir un magnétophone au bureau!

De cette cassette, j’ai tiré une chanson de Clifton Chenier pour ce blog. Durant mon adolescence, j’avais été tellement impressionné par sa chanson sur la cassette, que j’ai recherché d’autres cassettes de la même époque. J’ai réussi à dénicher un live à Montreux (2xLP) enregistré en 1977. Trashy!

Wikipépia: «Il apprend très jeune à jouer de l’accordéon grâce à son père Joseph Chenier. Il commence à jouer dans les bals du samedi soir avec son frère Cleveland Chenier à la washboard (littéralement « planche à laver », instrument de musique appelé « frottoir » en Louisiane).

En 1945 il quitte la ferme familiale pour aller travailler dans les champs de canne à sucre. Il part ensuite vers Lake Charles rejoindre son frère Cleveland. Il y rencontre d’autres musiciens de zydeco et affine son style.

Sa carrière professionnelle commence en 1954, quand il signe avec Elko Record et enregistre Cliston’s blues (sous le nom de Cliston Chanier) qui fit un succès local. Il continue avec Ay-téte-fee (Hé, petite fille, l’orthographe du titre cajun a connu beaucoup de variantes !) qui le fit connaître plus largement.

Il fait de nombreuses tournées avec les Zydeco Ramblers et signe avec Chess Records en 1956. Le label Chess ne fait pas trop de publicité à ses disques. Il le quitte en 1958 et s’installe à Houston.

Il signe enfin chez Arhoolie Records en 1964 qui élargit son audience au public blanc. L’Europe l’accueille en 1969 à l’American Folk Blues Festival.

En 1973 il signe la musique du film d’Alain Corneau France société anonyme. En 1979 on lui diagnostique un diabète grave et on doit l’amputer d’un pied.

Sa carrière est couronnée par un Grammy Award dans les années 1980.

Il meurt en 1987 d’une maladie des reins.»

Une longue carière et d’immenses retombées sur la musique. Voici un tribute à l’œuvre de monsieur Chenier. Ici, on peut écouter des extraits de l’album Zydeco sont pas salé de 1964.

Clifton Chenier

Le roi de l’accordéon nous livre Les zaricos sont pas salés (1964)!

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